je vous propose d’aborder un sujet, parfois tabou, mais bien réel : les violences faites aux femmes.

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bruno
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Enregistré le : mar. 11 févr. 2020 09:36

je vous propose d’aborder un sujet, parfois tabou, mais bien réel : les violences faites aux femmes.

Message par bruno »

Bonjour, aujourd’hui je vous propose d’aborder un sujet, parfois tabou, mais bien réel : les violences faites aux femmes. A la lecture des communiqués du secrétariat d’Etat chargé de l’égalité femmes/hommes ... cela touche 219 000 victimes par an, soit 1% de la population féminine. Pour une ville comme Aix en Provence, on pourrait avancer le chiffre de 500 per-sonnes environ (source Insee 2016) !

A l’échelle de mon quartier, je m’imagine une dizaine d’immeubles où, dans chaque appartement, se trouve une victime. Vous imaginez, un drame derrière chaque porte, sur chaque palier ? Un peu comme s’il se déroulait un polar sordide chaque jour, dans l’indifférence la plus totale… Et là, on ne peut plus être un simple spectateur comme face à son écran devant une fiction ou un documentaire judiciaire du style « faites entrer l’accusé ». J’ai envie de crier « faites sortir la victime » de ce cauchemar.

Concrètement, vous vous voyez le matin en descendant de chez vous, croiser vos voisines de quartier avec un oeil au beurre noir, édentées ou ensanglantées. Avec, au moment de la rencontre dans l’escalier, un p’tit sourire de convenance, et bonne journée m’dame ! Hum, fait pas chaud ce matin.

Ou sur votre lieu de travail avec des collègues ébouriffées, griffées, giflées, battues quoi ! Un p’tit café Sandrine, pour faire passer une mauvaise nuit ? Avec ou sans sucre, rappelle moi ? Et arrête de pleurer, çà fait désordre dans les couloirs ... Déjà que tu as saigné sur la moquette et on va faire comment pour effacer les tâches ?

Vous pouvez croire que j’en rajoute dans le style facile du sketch pour se moquer du malheur des autres, mais c’est bien là une réalité. Une triste réalité que ces femmes tentent de cacher à la réflexion de leur entourage quotidien. Pour ne pas avouer une impuissance devant l’innommable, l’abjecte... Et pour continuer de vivre dans la dignité aux yeux des autres.

Vous avez dû être certainement témoin de ces drames sans le savoir.

Là, nous devons réagir, ou à tout le moins déléguer des responsables locaux pour traiter, dans l’urgence, cette catastrophe. Profitons de l’élection municipale pour demander de frapper du poing … sur la table !

Il faut un lieu où les accueillir dans l’urgence, adapté à des personnes seules ou avec progéniture. Les secourir, les nourrir, les protéger, les rassurer. Et pourquoi ne pas amener les structures médico sociales et judiciaires à ces victimes ? Nous avons les outils, il suffit juste de les rapprocher dans l’espace et le temps auprès de celles qui sont dans l’urgence à un instant t.

Puis il faut réinsérer dans le tissu local. Au préalable, il faut éviter de côtoyer son agresseur, la justice s’en charge, donc offrir un toit. Former, peut-être, pour changer son avenir. Enclencher une solidarité de réseau professionnel pour donner une autre chance.

Ce cocon, cette bulle pour femmes victimes de violence doit pouvoir se créer sans déployer des efforts surhumains ou des moyens financiers gigantesques.

Ce serait tout à l’honneur de celui ou celle qui fera le premier pas sur ce vertueux chemin, parfois pavé de bonnes intentions. Car il s’agit bien de l’enfer que vivent ces femmes. Un enfer quotidien, inaudible pour les voisins qui ne veulent, ou ne savent, pas s’en mêler… Donc il faut que des spécialistes de ces questions élaborent un plan solide et pérenne. Mais il faut un catalyseur, un initiateur pour lancer la machine.

Et ce sans préoccupation de « faire des voix » sur un sujet qui n’est pas le plus vendeur. Et pourtant, nos concitoyennes représentante la moitié du corps électoral … Dans une société, une commune en l’occurrence, apaisée dans son rapport homme/femme, le jeu en vaut bien la chandelle, non ? Qu’en pensez-vous électrices et électeurs aixois ? Nous sommes, ou serons, tous et toutes concernés un jour ou l’autre de près ou de loin…

A bientôt sur ce blog.

Bruno

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